- 12 Mars de 9h à 17h45
- Pavillon Lionel-Groulx, Université de Montréal
- Inscription requise.
Comment penser les violences sexuelles dans leur pluralité et leur complexité? Plus encore, comment les penser dans une perspective philosophique lorsque les concepts dont dispose cette discipline peinent à rendre compte de la spécificité et de la prévalence de ces violences au sein des sociétés contemporaines? Si les recherches et les travaux relatifs aux violences sexuelles sont nombreux dans les différentes disciplines des sciences humaines et sociales (anthropologie, sociologie, travail social, psychotraumatologie, sexologie, etc.) et si la philosophie féministe s’efforce depuis les années 1960 d’en faire un objet d’enquête et de réflexion philosophique légitime, force est de constater que la philosophie tend encore aujourd’hui à faire l’impasse sur ce qui est propre à ces violences, lorsqu’elle ne se content pas d’en éluder l’existence.
À l’occasion de la récente publication de Penser les violences sexuelles (La Découverte, 2025) de la philosophe et documentariste Marie Chartron, cette journée d’étude se veut donc l’occasion de combler ce vide en réfléchissant à la question des violences sexuelles, à ce qu’elles sont et aux manières de lutter contre elles. Réunissant des chercheuses de différentes disciplines en sciences humaines et sociales (philosophie, sciences politiques, sociologie, travail social, sciences infirmières) et des intervenantes du milieu communautaire, cette journée d’étude entend ainsi mettre en lumière la pluralité et la complexité de ces violences en tant que phénomène social et politique, et déterminer les réponses éthiques et politiques qui peuvent y être apportées. Elle entend par le fait même contribuer à nourrir la réflexion philosophique à leur propos depuis d’autres disciplines et d’autres pratiques.
Cette discussion est organisée en partenariat avec le Centre de recherche en éthique (CRÉ) et a bénéficié du financement du Département de philosophie de l’Université de Montréal, de la Société québécoise de philosophie (SPQ), du Groupe de recherche interdisciplinaire en philosophie politique (GRIPP), du Réseau québécois en études féministes (RéQEF) et du Réseau perspectives féministes (RPF).


